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    L’article que nous allons analyser a été trouvé sur le portail Artcyclopedia.

   Il s’agit d‘une base de données en ligne fondée par le canadien John Malyon. Artcyclopedia traite de l’art qui peut être consulté en ligne. Le site recense environ 2,900 sites d’art (des musées et des galeries), ainsi que des liens vers environ 180 000 oeuvres d’artréalisées par 8500 artistes. Le site nous propose également la visualisation de slideshow (diaporama) et d’une dizaine d’image des tableaux de Cosmè Tura.

   Lorsque nous tapons  »Cosmè Tura » dans la barre de recherche  »enter artist name », nous trouvons 17 sites de musées, parmi lesquels celui de la Galleria dell’Accademia C’est un site très bien présenté depuis lequel on peut réserver des places et visualiser des œuvres. On peut également avoir accès à des vidéos. Certaines sont momentanément indisponibles : la page n’existe pas ou elle a été déplacée. Le site nous conseille alors de chercher ailleurs…Si l’on veut donc visualiser ces videos depuis le fichier  »video », cela nous est impossible.

   La Galleria dell’Accademia de Venise est un complexe monumental qu’occupe aujourd’hui la prestigieuse Grande Ecole de Sainte Marie de la Charité, l’une des plus anciennes confréries laïques de la ville. Ils font partie aussi de l’homonyme église de Sainte Marie et le monastère des Canoniques Lateranensi, réalisé par Andrea Palladio, célèbre architecte de la Renaissance.

   Le musée accueille la plus riche collection de tableaux vénitiens, du Trecento byzantin et gothique, aux artistes de la Renaissance tels que Bellini, Carpaccio, Giorgione, Veronese, Tintoretto et Tiziano, jusqu’à Giambattista Tiepolo , Canaletto, Guardi, Bellotto et Longhi.

Les salles 4 et 5 furent  restauré le 1955 par Carlo Scarpa, architecte, designer et académique italien. Il ferma deux fenêtres et crée une seule salle, divisée au milieu par un panneau placé en correspondances des lanterneaux.

   Le document concernant l’artiste nous mène directement à la source : http://web.tiscali.it/wwwart/accademia/dipinti/analisi/21_1.htmLe site serait peut-etre sponsorisé par  »tiscali » : il s’agit d’un moteur de recherche italien égal à yahoo qui offre une série d’options tels que la boîte mail, la lecture des news, l’achat d’une box internet (…). On ne comprend  la raison pour laquelle notre source d’art est lié à ce moteur de recherche.

   La page se présente sur la gauche, comme s’il s’agissait d’une page scannée, car sur la droite il y a un espace blanc. Il s’agit peut être d’une page de blog dérivant de tiscaliwebspace : http://webspace.tiscali.it/. Cet espace est gratuit et permet la création d’une page personnelle ou commerciale. La Galleria dell’Accademia se serait-elle servit de la page tiscali pour publier un article ?

   L’article que nous allons analyser traite de la Madonna dello Zodiaco peinte par Cosmè Tura vers 1459.

The Madonna of the Zodiac, 1459-63, Tempera on panel, 61 x 41 cm (without frame), Gallerie dell'Accademia, Venice.

   Le ficher qui apparaît en bas de page sur la droite  »Provenienza » ouvre une autre page concernant la provenance des oeuvres du musée. En effet, cette page recueille toutes les oeuvres présentes dans le musée et indique leurs provenance. Le créateur du site aurait peut-être séparé les deux pages pour marquer une différence ?

   La  »Madonna dello Zodiaco » fut achétée par l’Etat le 1896 à Venise. Le tableau aurait appartenu tout d’abord à un agriculteur, Filippo Bertoldi di Merlara et ensuite vendu aux antiquaires de la Galleria. Il fut probablement destiné à usage privé ou domestique.

   L’article nous offre ensuite une description du tableau: la Vierge tient l’Enfant qui dort tranquille et dont le petit pied se pose légèrement sur la balustrade où l’on voit une inscription faite par l’artiste lui-meme: « SVIGLIA EL TUO FIGLIO DOLCE MADRE PIA/PER FAR INFIN FELICE L’ALMA MIA »: Réveille ton enfant, mère douce et pieuse, pour enfin rendre heureuse mon âme. Cosmè Tura choisit donc de mettre une inscription qui s’adresse à tout le monde.

   La Madonna regarde l’enfant avec amour; son visage a une expression paisible et ses lèvres font allusion à un sourire. Elle porte une auréole en matière métallique qui laisse entrevoir un voile blanc couvrant les cheveux, les épaules et la poitrine. Les parties latérales du tableaux sont dominé par des grappes de raisin : symbole du vin et du sang versé par le Christ. L’inscription fait sûrement référence au sacrifice de Christ et cette analogie est accentuée par le choix des raisins. La vierge est entourée de dessins en or : l’aquarium et les poissons, symboles du zodiaque. C’est aussi une des scènes dans laquelle Marie et l’Enfant Jésus semblent humains. L’ensemble de la composition est décrit et précisé grâce à cet effet émaillé. 

   Cette composition ne fait pas partie des réalisations aux accents exaspérés et complexes que Cosmè Tura ajoutera pendant les années soixante. C’est pour cela que  l’artiste de ce tableau ne peut pas être considéré comme étrange.

   Artcylopedia se révèle être un outil de recherche très utile; pourtant, on n’arrive pas toujours à comprendre la provenance des ressources et des auteurs, comme dans le cas de l’article sur la Madonna dello Zodiaco, qui se serait rattaché au site de tiscali, moteur de recherche en ligne.

Giulia Torrisi

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