Introduction

   La Renaissance italienne est bien souvent considérée comme la période la plus féconde dans le renouvellement des arts. C’est au contact de l’Antique que seraient nées ces oeuvres si harmonieuses et parfaites qui fondent le style classique de la Renaissance. Chez beaucoup d’historiens de l’art  –  et de profanes probablement – on trouve l’idée que la Renaissance italienne est supérieure aux autres périodes, qu’elle représente le paroxysme du bon goût, de la perfection artistique. On trouve cette idée chez Vasari (idée d’une évolution moderne de l’art) et Jacob Burckhardt : « Grâce à la culture antique retrouvée, les Italiens ne tardèrent pas à devenir le peuple le plus avancé du monde et à sentir leur supériorité sur les autres nations » (La civilisation de la Renaissance en Italie, tome 2, pp.11-20, édition Livre de Poche). Ainsi toute oeuvre qui ne rentrerait pas dans ce style, ne mériterait pas notre attention.

   Cependant il nous est permis de douter du fondement de cette affirmation. En effet, toute oeuvre est un objet unique, créé à un moment donné, à un endroit précis. Si l’on cherche l’unité d’un style, on va bien évidemment chercher quels sont les points communs entre les oeuvres produites à ce moment donné. Mais ne considérer que cela serait oublier que chaque oeuvre est une production spécifique d’un individu et qu’elle est donc forcément différente de celle du voisin. Il y a une différence entre les flamands et les italiens, car ce n’est pas le même style, mais il y a aussi une différence entre les italiens eux-même, qu’ils viennent de villes différentes ou non.

   C’est ainsi que nous en sommes venus à étudier le peintre Cosimo Tura, de l’école de Ferrare. Sous cet angle de : peintre peignant à un moment donné à un endroit précis, sous les mêmes influences que tous les autres, et qui pourtant fait quelque chose de différent. Et parce que c’est différent, on a souvent qualifié son oeuvre de bizarre, lui a reproché la dureté de son trait et l’agressivité de ses couleurs. Ce propos paraît assez subjectif et donc discutable.

   La question de l’étrangeté de Cosimo Tura sera donc notre fil conducteur pour le développement de ce blog de recherche. Le but de ce blog sera de critiquer les sources et les articles numériques trouvés sur notre sujet afin d’avoir, au final, une vision plus juste de cet artiste, souvent dévalorisé dans l’histoire de l’art.

PS : Vous êtes fortement invité à lire nos articles du mois de février puis de mars et enfin d’avril. En effet, nous les avons classé par ordre « chronologico-logique« .

C.R.

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